Vue d’artiste du télescope spatial CoRoT © CNES/ESA/ill./DUCROS David, 2006

CoRoT

CoRoT (Convection, Rotation, Transits planétaires) est une mission menée principalement par le CNES pour l’observation sismique des étoiles et la recherche d’exoplanètes. Elle a été lancée fin 2006 depuis Baïkonour sur une orbite terrestre polaire basse, pour une durée de 3 ans. Elle a finalement fonctionné jusqu’en 2013 et son exploitation scientifique continue.

Le rôle de l'IAS

L’IAS est directement impliqué dans cette mission à divers niveaux :

– Conception et réalisation d’un sous-système optique (prisme imageur pour la voie exoplanètes)
– Études optiques 
– Étalonnage de l’instrument 
– Participation aux opération et aux traitements des données pour atteindre les objectifs de précision photométrique 
– Archivage et distribution des données

Accès aux données : http://idoc-corot.ias.u-psud.fr/

Archivé

Lancement : 1995

Lancement : 2006

Arrêt de fonctionnement : 2013

Exploitation des données toujours en cours

Contacts

Référents (scientifiques et techniques)

Pour aller plus loin :

La mission COROT (COnvection et ROtation stellaires et Transits planétaires) est une mission principalement CNES (catégorie « petites missions ») qui a deux objectifs majeurs : l’astérosismologie et la détection de planètes extra-solaires.

L’astérosismologie est la technique qui consiste à étudier l’intérieur des étoiles en observant leurs modes de vibration, tout comme un sismographe à la surface de la Terre permet d’obtenir des informations sur la structure interne de notre planète. Dans le cas de COROT, il s’agit d’étudier les modes de vibrations d’une étoile en observant les faibles variations de luminosité (de l’ordre de quelques millièmes de pourcent) qu’ils induisent au cours du temps. Cette méthode est actuellement le seul moyen d’observer « directement » l’intérieur des étoiles et devrait permettre ainsi de mieux connaître la structure interne et l’évolution des étoiles.

COROT a pour autre objectif de détecter des planètes extrasolaires (planètes gravitant autour d’autres étoiles) par la méthode dite des « transits ». Il s’agit de détecter la présence d’une planète lorsqu’elle passe devant son étoile et provoque une micro-éclipse. La variation de luminosité est alors directement donnée par le rapport entre la surface apparente de la planète et celle de l’étoile, soit environ 0.01 % pour une planète de la taille de la Terre autour d’une étoile de type solaire. En plus des planètes extra-solaires géantes (« Jupiters chauds » ou tièdes — planètes géantes orbitant à faible distance de leur étoile), COROT devrait donc détecter des planètes telluriques en orbite autour d’autres étoiles que notre Soleil.

Pour atteindre ces deux objectifs principaux (et d’autres objectifs secondaires) COROT utilise un télescope de 27 cm de diamètre au foyer duquel est installée une caméra CCD dont le champ est partagé à égalité entre les activités d’astérosismologie et d’exoplanétologie. La précision requise pour ce type d’observations ne peut être obtenue que depuis l’espace, qui offre un environnement stable et sans turbulence atmosphérique.

Au total, ce seront environ une centaine d’étoiles qui seront sondées « sismiquement », et plus de 50000 qui seront scrutées pour y détecter d’éventuels compagnons planétaires.

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