Kepler écoute un orchestre d'étoiles de type solaire
![]() | L'IAS est impliqué dans une équipe internationale d'astérosismologues qui ont utilisé des données de la mission Kepler de la NASA pour étudier des étoiles semblables au Soleil. Cette équipe a obtenu un échantillon de la « musique stellaire » de 500 étoiles, ce qui a permis de mesurer la taille et la masse de chacune d'entre elles. Ces propriétés peuvent maintenant être comparées à des prédictions basées sur des modèles de la Voie Lactée. |
Une équipe internationale d'astérosismologues a utilisé les données de la mission Kepler de la NASA pour étudier des étoiles semblables au Soleil. L'équipe fait partie d'une des plus grandes collaborations internationales de l'astrophysique, le Kepler Asteroseismic Science Consortium (KASC). L'Institut d'Astrophysique Spatiale est impliqué dans Kepler à travers Thierry Appourchaux, qui fait partie du Comité directeur du KASC et qui est chargé de gérer un groupe de travail dédié à l'extraction des paramètres des modes des étoiles de type solaire.
L'équipe, dirigée par l'Université de Birmingham, a utilisé les données de la mission Kepler pour obtenir un échantillon de la « musique stellaire » de 500 étoiles similaires au Soleil, selon une étude publiée le 7 avril 2011 dans la revue Science. Les chercheurs ont utilisé les informations sur ces résonances naturelles, qui sont encodées dans fluctuations de la lumière émise par les étoiles, pour mesurer les propriétés de ces étoiles. L'équipe sera désormais en mesure de comparer ces résultats avec les prédictions basées sur des modèles de la Voie Lactée.
La sonde Kepler mesure depuis 2009 la luminosité de plus de 150 000 étoiles dans les constellations du Cygne et de la Lyre, qui font partie de notre galaxie. Ces données sont utilisées pour rechercher des planètes et aussi pour surveiller les oscillations naturelles des étoiles, ce qui constitue le domaine de l'astérosismologie. Ces oscillations correspondent à de minuscules variations, causées par le son piégé à l'intérieur des étoiles, de la luminosité de celles-ci.
Le son à l'intérieur des étoiles les fait résonner ou vibrer comme des instruments de musique. La hauteur des notes produites par un instrument donne une indication de la taille de l'instrument : plus l'instrument est grand, plus la hauteur de la note est basse. C'est ainsi que, à partir de la musique stellaire, nous pouvons déterminer la taille d'une étoile. Grâce à la mission Kepler, les étoiles peuvent être mesurées et pesées, et leur gamme de tailles et de masses peut être examinée.
Les astrophysiciens avaient déjà prédit les propriétés de la population des étoiles dans la Voie Lactée en créant des modèles informatiques des étoiles et des planètes. Il a cependant jusque là été difficile de vérifier en détail la validité de ces modèles en raison du manque de données de précision suffisante. Avec Kepler, les outils sont maintenant disponibles pour tester et interroger les modèles, et ainsi construire une image précise des populations d'étoiles dans notre galaxie, avec plus de détails que ce qui pouvait être fait auparavant.
- Référence: Chaplin et al, 2011, Ensemble Asteroseismology of Solar-Type Stars with the NASA Kepler Mission, Science, 332, 213
- Contact à l'IAS: Thierry Appourchaux
- Plus d'informations sur le Kepler Asteroseismic Science Consortium sur le site web du KASC

En plus de la recherche de planètes extrasolaires, la mission Kepler de la NASA permet d'étudier les étoiles semblables à notre Soleil en observant leurs oscillations, ce qui constitue le domaine de l'astérosismologie. Ces oscillations sont la manifestation visible des ondes sonores piégées dans les intérieurs stellaires. L'image montre des ondes sonores à l'intérieur d'une étoile, avec en avant-plan une planète en orbite autour de celle-ci. Kepler a observé les oscillations de plus de 500 étoiles de type solaire.
Crédits: Gabriel Pérez Díaz, Instituto de Astrofisica de Canarias (MultiMedia Service)








